Pollution plastique du littoral, un fléau mondial – France 24

par Françoise MARMOUYET

Après l’annonce d’un plan biodiversité par le gouvernement français, dont un volet concerne la lutte contre les déchets plastiques, France 24 fait le point avec la Surfrider Foundation sur cette pollution qui détériore les océans.

© Sonny Tumbelaka, AFP | Ramassage de déchets sur une plage d’Indonésie, en décembre 2017.

Huit millions de tonnes de plastique se retrouvent chaque année dans les océans, selon l’Unesco, et des milliers d’espèces sont affectées, dont 663 en France. Pour Philippe Maison, manager de Surfrider Foundation, une ONG qui alerte depuis près de trente ans sur les ravages de la pollution plastique, le gouvernement français peut mieux faire que son objectif “zéro plastique en mer d’ici 2025”.

France 24 : Depuis trente ans que Surfrider Foundation arpente les littoraux aquitains, quelles sont les évolutions ?

Philippe Maison : Nous ramassons de plus en plus de plastiques sur les plages. Nous le constatons régulièrement lors de nos campagnes “initiatives océanes”, au cours desquelles nous arpentons le littoral avec des bénévoles pour collecter les déchets qui jonchent nos plages. Cette matière a envahi notre quotidien : sacs plastiques, bouteilles, pailles, cotons-tiges, on en retrouve beaucoup… On ramasse de tout : des jouets, des chaises, aussi ! Il faut savoir que 200 kg de plastiques sont déversés dans les océans chaque seconde à l’échelle mondiale… Sur une année, c’est énorme. Sur la côte basque, très régulièrement, les surfeurs alertent sur la pollution de l’eau, après leurs sessions.

Il faut par ailleurs parler des plastiques, car il y en a des centaines différents, c’est pour ça que c’est si difficile à recycler. On en produit énormément, beaucoup trop, et la plupart finissent dans l’environnement. Et au bout du bout, dans les océans, où les animaux le consomment. On a tous en tête ces images de tortues entravées par des plastiques. Il y a quelques jours, en Thaïlande, une baleine a péri étouffée parce qu’elle avait avalé des sacs confondus avec des méduses. Le plastique vieillit mal et se fragmente jusqu’à former des micros plastiques qu’on ne voit plus. Cela a des conséquences dans la chaîne alimentaire : des poissons plus petits en consomment… et en bout de cycle, nous aussi !

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